Pas te faire peur

Pis comme si j’avais 16 ans encore on a fait l’amour sur l’album intégral de Paolo Nutini.
C’est vraiment pas si bon ça ressemble à de la genre de pop pseudo british,
mais j’ai tellement trippé dessus, j’avais même été le voir à Osheaga, pis avec mon amie on avait fouillé ben comme faut pour voir si y’avait une blonde, pour voir si on avait une chance. Évidement y’avait une blonde pis plus évidement encore on avait aucune chance.
Mais ça fait longtemps tout ça.
MSN existait encore.
Pis l’autre soir Paolo aurait pu sonner à ta porte que je lui aurais dit: « check ben beau gars, ça a pas vraiment d’importance que tu sois là moi je me suis trouvée un gars qui me donne envie de me partir un jardin, un gars qui porte tout le temps une tuque, un gars même pas tourmenté ».
Je lui aurais fermé la porte au nez à Paolo que ça aurait pas été long.
Dans ton cocon de ce presqu’autre pays, tout perd un peu son sens pis y’a des affaires plus grandes qui deviennent ma seule priorité.
En ordre ça donnerait: ton dos, tes bras, ton sourire et tes oreilles.
On peut les mettre dans le désordre ou toute les crisser ensemble en même temps, ça donne toujours quelque chose d’aussi beau pis vrai.
T’as même pas ri, chialé, dis « beurk kessé ça cette musique de pré adolescente même pas pré pubère? », en entendant Paolo.
T’as juste souri, tu m’as dit « ouin t’avais setté tes affaires ». Pis ça été tout. Ça été simple et sans tracas et sans souci. Comme tout le reste.
Je t’ai averti que j’étais pas simple pis que j’étais même fuckée comme on dit, pis que sûrement que tu devrais te tenir loin, pis que tu devrais essayer fort qu’on se revoit pas.
T’as pas répondu « freakout ». T’as juste souri (encore) pis tu m’as dit de me calmer, de profiter du moment pis que les petites folles filles comme moi ne te faisait pas peur.
Je t’ai cru
C’est ça qui arrive avec toi. Tu pourrais me dire « Sandrine t’as les cheveux blonds pis tu ressembles a Beyonce » que je te croirais. Tu pourrais me dire que le Terre est plate, que Dieu existe, que les humains sont en fait des extra terrestre, que je te croirais.
J’imagine que c’est beau. J’imagine aussi un peu que ça fait parti du charme des débuts. Mais je m’en fous (un peu). Je veux te croire et te laisser me prendre la main et nous imaginer en couple (aies pas peur) pis aller au marché Jean-Talon pis être un peu gossant tellement on est beau ensemble.
Mais je veux pas pousser ma luck pis te faire plus peur que ce que t’es capable d’en prendre.
Donc je vais m’arrêter là pis te souhaiter bonne soirée/bonne nuit/bon matin, whatever où t’es rendu.
C’est quand même déjà un pas pire début.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s