ton bain

C’est comme si la Terre était SPM pis avait décidé que c’était moi qu’elle faisait chier. «Kin toé, ce sera pas ta journée, ça en sera une de marde lalalilalère». En tout cas. J’ai juste envie de te texter encore et toujours des «blblblllbb» pour que tu me répondes que je freakout, pour que tu m’invites à venir prendre un bain chez toi. Juste me mette toute nue, sans que ça soit sexu, que tu me fasses couler un bain, que tu mettes même pas de mousse mais juste des sacs de thé, que t’allume des chandelles même si yé 2 heures de l’après-midi pis qui fait encore clair, qu’on écoute du Fiona Apple, pis que tu me regardes. Que tu me surveilles mais pas par peur que je fasse quelque chose de mal. Non. Plutôt par peur qu’il m’arrive de quoi. Une surveillance de protecteur, comme si j’étais un trésor, que je comptais pour toi.
Arrêter le temps un peu, ne pas penser à tout ce qui s’est passé. Pas penser à la fois où, pis tsé à l’autre fois où. Non criss. Juste une plénitude d’un moment qui nous appartient pas. Un moment que je volerais à notre bonne conscience, que je prendrais même si j’ai pas le droit. Juste parce que. Je veux. Tu veux. Ça me semble être une équation qui fonctionne pas pire.
Serais-tu prêt à me prendre la main, m’enlever mes vêtements un à un, pas de presse, pas de séduction, faire couler l’eau, t’asseoir à côté de moi, me regarder, me parler, me conter une histoire, celle que tu veux. Tu pourrais me raconter l’histoire de la fille qui avait le juste ton de voix, qui était toujours à sa place, celle qui fait chier un peu tsé. Tu pourrais aussi me raconter l’histoire du chien que t’as eu, des nombreux lapins que t’as eu, en profiter en même temps, m’expliquer pourquoi t’aimes autant les animaux.
Commander des sushis, boire des bulles, fumer à l’intérieur, se dire que ça aurait été le fun que ça marche. Pleurer un peu. Se raconter des souvenirs niaiseux, la fois de La Remise à 2 heures de l’après-midi. Rire. Pleurer parce qu’on rit pis qu’on le sait qu’on est en train de voler un moment, que ça nous appartient tout ça mais qu’on n’est pas supposé y toucher, y plonger dedans comme on le fait.
Mais c’est pas grave. Ça me fait du bien au fond je pense. Ça te fait du bien au fond, je pense, mais ça je suis moins sure. Je voudrais pu que tu me dises non. Je voudrais pu que tu me dises des méchancetés. Je voudrais qu’encore et toujours tu poses ta tête sur mes genoux pis que tu me dises «je m’ennuie de toi».
Je voudrais qu’encore et toujours t’accepte de me faire prendre mon bain. Qu’encore et toujours tu prennes soin de moi.
S’il te plaît.

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